MENU
À PROPOS FAQ EN
Koekelhouse
Check availability→
Koekelhouse

Histoire d'un lieu unique en son genre

Construit en 1902, l’immeuble situé à l’angle nord du boulevard Léopold II et de la rue de l’Église Sainte-Anne constitue un exemple remarquable d’architecture éclectique d’inspiration Art nouveau. Sa façade en briques rouges, rythmée par des bandeaux horizontaux en briques blanches, se distingue par une inversion des couleurs par rapport à l’immeuble voisin du numéro 234, édifié la même année. Côté boulevard, les allèges de fenêtres sont ornées de sgraffites, tandis que la corniche de toiture en débord repose sur des consoles en bois sculpté. Le rez-de-chaussée, à vocation commerciale, est largement ouvert par une succession d’arcades.

Dès le début du XXᵉ siècle, le bâtiment s’impose comme un lieu de sociabilité. À la suite du décès, en janvier 1904, de Léopold George dit Marchal ancien tenancier d’un cabaret rue de l’Église Sainte-Anne sa veuve s’y installe et y exploite le Café du Boulevard. L’établissement jouit alors d’une solide réputation pour la qualité de ses vins, liqueurs et de sa gueuze-lambic, et dispose d’espaces dédiés aux réunions et banquets.

Repris vers 1911 par le marchand de bières Félix Putteman, le café devient un lieu de rassemblement pour diverses associations, notamment la Jeune Garde Libérale et, à partir de 1919, l’Union Symphonique de Koekelberg. Cette dernière y développe une intense activité culturelle, culminant avec un concert artistique donné le 26 avril 1919 à la salle du Lion d’Or, sous la présidence du bourgmestre Émile Bossaert.

Entre les années 1930 et 1960, l’établissement est exploité par le couple Piermez-Decraene, avant d’être repris au début des années 1970 par Mariette Van der Stael. Rebaptisé « Chez Carlos et Mariette », le café peut alors accueillir jusqu’à soixante personnes pour des événements privés et professionnels. Il est connu pour son ambiance festive, résumée par son slogan : « On danse le samedi et le dimanche », et pour accueillir régulièrement des répétitions musicales.

À la fin du XXᵉ siècle, le lieu connaît de nouvelles transformations. D’abord renommé Entr’Acte, il devient ensuite Le Détroit de Gibraltar, sous la gestion de Mohammed Ksadij. Cette appellation fait référence à l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde, reliant la Méditerranée à l’Atlantique et séparant l’Europe de l’Afrique sur une distance minimale de 14 kilomètres, soulignant ainsi la dimension symbolique et culturelle du lieu.

L'histoire du boulevard Léopold 2

L’avenue Léopold II constitue l’un des axes urbains majeurs de Bruxelles. Elle relie le centre-ville à la basilique nationale de Koekelberg en traversant Molenbeek-Saint-Jean, et s’inscrit dans un paysage urbain profondément transformé au cours des dernières décennies.

Pendant près de trente ans, l’avenue a été marquée par la présence d’un viaduc routier surplombant les immeubles riverains. La mise en souterrain du trafic en 1986, via le tunnel Léopold II — le plus long de Belgique avec ses 2,3 kilomètres, rebaptisé tunnel Annie Cordy à l’issue de sa rénovation en 2022 — a constitué un tournant majeur. Le réaménagement de la surface en 1990-1991 a ensuite inauguré une vaste dynamique de rénovation urbaine portée par les autorités régionales bruxelloises.

Située à proximité du site de Tour & Taxis, l’avenue Léopold II est parfois comparée, de manière symbolique, aux Champs-Élysées parisiens, notamment en raison de son orientation vers l’ouest et de sa dimension monumentale.

Koekelhouse
Koekelhouse
Koekelhouse
Koekelhouse
Koekelhouse
Koekelhouse
Zoomed image